“Assemblées de futuristes – Les futurs désirables des enfants marseillais” est un projet d’éducation artistique et culturelle invitant les enfants à imaginer collectivement des futurs désirables à travers des jeux d’écriture ludiques et poétiques, des ateliers de conversations sur des thèmes précis et une création sonore.
Durant un stage de 5 jours, les participant·e·s deviennent auteur·rice·s, interprètes et créateur·rice·s d’une Assemblée de futuristes. À partir de protocoles ludiques (jeux de questions, création d’êtres hybrides mi-humain·e·s mi-animal·e·s ou mi-végétaux, cartographies de villes nouvelles…), ils et elles élaborent des nouveaux récits, débattent, inventent des lois pour demain et expérimentent une prise de parole collective.
Le projet développe l’imaginaire, la coopération et l’esprit critique tout en initiant les enfants aux langages du spectacle vivant (voix, mise en espace, écoute, création sonore en direct).
La restitution publique prend la forme d’une Assemblée de petits futuristes performative ouverte aux familles et aux habitant·e·s.
Stéphanie Lemonnier s’immisce dans nos imaginaires poétiques et politiques pour réinsuffler des utopies désirables. Humblement, elle se dessine une place d’anthropoète et se glisse dans cette chambre d’échos, au bord d’un monde. La relation, comme nouvelle forme d’écologie politique, est au cœur de son travail de recherche.
Sommes-nous noyauté·e·s d’espoir ?
Le livre « Dans mon ventre il y a une forêt »
Une femme part dormir au creux de la forêt amazonienne puis de la mangrove du Gabon pour écouter ses rêves. Elle fait face à la mort et accueille ses bouleversements. Une méduse, une enfant aux longs cheveux noirs, un figuier étrangleur viennent habiter son ventre et son visage s’irrigue a nouveau. S’ensuit une profonde métamorphose.
elle ne connaît pas encore la pleine capacité d’accueil de son ventre
La Compagnie Lanterne rouge développe à Madagascar un projet de création et transmission artistique en partenariat avec ABC domino et l’Alliance Française de Tuléar, soutenu par l’Institut Français.
Ce projet mêle théâtre, danse, musique et ateliers éducatifs auprès d’élèves et d’enseignant·e·s pour :
Renforcer l’expression orale et la confiance en soi,
Explorer les identités individuelles et collectives,
Ouvrir des espaces de débat sur des thèmes de société,
Créer un festival itinérant, le Sud Mada Festival, valorisant artistes locaux et créations scolaires.
Le Ministère des possibles est un projet artistique et politique porté par une compagnie qui imagine et met en scène des ministères fictionnels afin d’ouvrir des espaces de réflexion sensible autour des enjeux contemporains. À la croisée de la performance, de la poésie et de l’engagement citoyen, ces formes invitent à repenser collectivement les notions de démocratie, de transmission et de communs. Déployé dans des contextes variés, artistiques, éducatifs et participatifs, le projet s’incarne notamment à travers des actions menées auprès de différents publics, comme en milieu scolaire avec des initiatives telles que Place Publique. Chaque ministère devient ainsi un terrain d’expérimentation, où la parole performative et l’imaginaire politique se rencontrent pour interroger et réinventer nos manières de faire société.
Les ministères ouverts à ce jour sont :
Ministère de l’accueil de tout le monde — Vieux-Port de Marseille, invitation Ville de Marseille (12 mai 2018)
Ministère de l’écoute et de la valorisation de la cause animale — Galerie Aix, Aix-les-Bains, invitation de l’artiste Cyrille André (3 juin 2019)
Ministère de l’acceptation et de l’intégration des cultures issues de l’immigration — invitation Mairie des 15/16 de Marseille, festival 15-16 Art, École de la Deuxième Chance (19 novembre 2019)
Ministère de la défense des petits peuples (lutins, farfadets, elfes…) — Département de l’Isère ( 20 juin 2020)
Ministère de l’éducation populaire — Grandes Tables de la Friche, journées nationales de l’éducation populaire, Ville de Marseille (5 décembre 2025)
Ministère de la poésie — Festival Poésia, La Factorie – Maison de poésie de Normandie (30 mai)
REVERS est une création de la Compagnie Lanterne Rouge, co-écrite et développée en collaboration avec Patrick Mangold, avocat et magistrat, autour des questions de justice, de ses représentations sensibles et de la santé mentale et émotionnelle des avocats en pénal.
La justice, l’accès à la justice, est indispensable dans un État de droit. Mais elle est souvent un espace de combat, un endroit où la stratégie et la rigidité du droit l’emportent sur l’humain. C’est une grosse machine qui peut broyer et déshumaniser. Et pour l’avocat, il n’est qu’une seule passion : défendre.
Mais, comment traverse-t-il cela tout au long de son parcours de vie ? Cette création est un conte poétique, celui d’un homme, avocat, qui n’arrive plus à exercer son métier et qui regarde la société et ses rouages avec une sensibilité toute fraîche. Il revêt dans ses rêves la cape du héros, mais c’est pour mieux trébucher, puis se relever, puis trébucher… Il regarde le monde de nouveau avec les yeux de l’enfant qu’il n’a pas pu être.
Entre texte et danse, ce spectacle questionne le rôle de l’avocat face au monde de la justice.
Forme : spectacle Durée : 1h Public : tout public dès 12 ans Jauge : 200 personnes Interprètes : 2 Espaces : intérieur
Avec le soutien de : La Grange de Dorigny – Centre / Arts et Sciences UNIL Le ZEF – Scène nationale de Marseille Les Hivernales, Le Vortex.
Stage intensif et immersif invitant chaque participant.e à affiner ou poser les bases d’une création In Situ en cours ou à venir. Nous composerons également une forme collective pour paysage.s.
Ce stage est ouvert aux acteurs, danseurs, circassiens, plasticiens, artistes, amateurs, chercheurs de tous bords et de tous poils engagés dans leurs pratiques.
Du 10 juillet au 17 juillet 2026
« Nous ne sommes rien: c’est ce que nous cherchons qui est tout.» Friedrich Hôlderlin, Hypérion
N’oublions pas que la joie est une réponse subversive, elle nous réunit, nous rend fort.e, belles et beaux.
Objectifs du stage
Stéphanie Lemonnier, accompagnée de Patrick Mangold, proposent un nouveau stage d’exploration du 10 au 17 juillet 26, soit 6 jours intensifs et 7 nuits dans une magnifique maison au milieu des champs en plein coeur de la Lozère.
Stage professionnel immersif invitant chaque participant.e à affiner ou poser les bases d’une création personnelle In Situ en cours ou à venir. Cette création peut être un texte, un chant, une poésie, une danse, une partition pour paysage… présentée en solo, duo…
C’est une création mûrie d’une longue réflexion et déjà présentée ou un travail récent et inachevé, c’est à vous de choisir. Nous ouvrirons le stage par la présentation individuelle de ces partitions, puis nous affirmerons et affinerons ce travail tout au long du stage. Ce travail est présenté en fin de stage.
Nous élaborerons également une partition collective pour paysage.s sur un thème et un paysage choisi collectivement ( champ, sous-bois, rivière, grange, vallon…) que nous présenterons également en fin de stage.
Tous les participant.e.s seront accompagné.e.s tout du long du stage avec des outils spécifiques en fonction de leurs propositions, écriture, jeu, mise en scène, dramaturgie, costume, scénographie, danse, choix des espaces, exercice de relaxation…
Oublier son corps sans le brider, lui redonner pleinement sa place, s’accepter en conscience dans ce présent et cet espace, retrouver son pouvoir créateur tout en se laissant traverser par un texte, une danse, un chant…
Nous aborderons des pratiques de Hatha yoga, de Pranayama, des improvisations dansées en nature (champs, rivières, sous-bois…) issues de la composition instantanée, du mouvement authentique, de la danse Butô, de techniques vocales, de pratiques théâtrales et performatives, nous travaillerons également des chants issus de différentes traditions.
Ces processus simples libèrent nos émotions et nous connectent à nous-même pour « laisser faire » et ne pas jouer. Simplement, être.
En soirées des rituels seront proposés au bord du feu dans les champs de la Margeride.
« Le réalisme est peut-être le moyen qui convient le moins pour comprendre et décrire les incroyables réalités de notre existence. »
« On enferme les gens dans la langue si on considère qu’il y a une seule bonne façon de parler si on efface les autres manières de parler. » Philippe Blanchet
Le projet #balance-tes-languesdonne la parole à des collégiens et à des lycéens pour les amener à créer une langue poétique lors d’ateliers d’écriture animés par l’association Les Mots voyageurs avecNoëlle Mathis, en vue d’une création lecture publique accompagnée et élaborée par le Cie Lr. Le projet se déroulera avec une classe de 4ème du collège Vieux Port accompagnée par l’enseignante de français Mme Barone-Carpentey et une classe de seconde du lycée général et technologique Victor Hugo accompagnée par l’enseignante de français Mme Delphine Eyraud. Le projet se propose de mener de front divers objectifs complémentaires, entrelacés dans les différentes pratiques qui seront éprouvées dans les ateliers : donner le goût de l’écrit à des élèves pour qui écrire signifie très souvent être en difficulté et en situation d’échec, leur permettre ainsi de se réapproprier l’écrit comme un lieu de création possible et de développement personnel avec l’aide d’intervenants professionnels de l’écriture ; redonner goût et confiance en soi, valoriser la parole des adolescents, grâce à la réécriture au plateau qui fera de cette parole écrite le point de départ de l’élaboration d’un spectacle collectif, multi-langue et polyphonique, avec une mise en voix et en corps des textes produits ; donner goût à la lecture des textes par une pratique de l’écriture nourrie de textes contemporains issus de la scène contemporaine et de la poésie contemporaine ; travailler la liaison collège/lycée et ce rituel de passage avec des échanges entre les deux structures ; et enfin, proposer un parcours du spectateur aux familles et aux adolescents.
Nous avons mis en place deux parcours identiques au collège et au lycée. Nous avons proposé des ateliers d’écriture de deux heures dans chaque établissement, avec un travail de la langue plurielle à partir d’œuvres littéraires contemporaines variées (Rebotier, Salvaire, Sarraute, Richter, Mouawad, Vessas…), un travail sur le lexique et le répertoire de langues des élèves, sur la variation linguistique et la traduction d’un registre à l’autre des langues des élèves, la mise en dialogue des textes écrits par les élèves avec les travaux du sociolinguistique Gasquet-Cyrus avec une rencontre prévue pour engager une discussion-débat. Puis, nous proposerons aux élèves sur la base du volontariat de participer à des séances d’atelier théâtre/lecture à voix haute afin de mettre en corps et en voix ce travail initial. Et pour cela un partenariat avec Radio Grenouille s’est mis en place autour de la question de l’oralité des langues. Nous proposerons des temps de répétition de la lecture en amont des lectures publiques afin que les collégiens et les lycéens se rencontrent. Nous souhaitons mettre en scène ces textes multi-langue et polyphonique pour mettre en avant ces langues urbaines et identitaires qui fleurissent autour de nous dans une urgence à dire, une urgence à être, une urgence à exister. L’espace des lectures sera l’espace de la revendication et de l’affirmation pour ces jeunes trop souvent en mal de reconnaissance.
Distribution
Partenaires : ADOSEN – Crédit Mutuel FONDATION pour l’Illettrisme – Radio Grenouille – CIPM – Département – Région – Lycée Victor Hugo et Collège Vieux Port
« Retour du Brésil » est une création In Situ qui invite le public à faire l’expérience d’une transe collective par le chant et les rêves tout en abordant des questions politiques et poétiques.
Une proposition théâtrale pour trois acteurs-danseurs entre politique et poétique, transe et liberté. Elle déploie des espaces de prises de parole au présent dans un mouvement permanent entre intime et collectif.
Distribution
Mise en scène : Stéphanie Lemonnier
avec : Hannah Devin et Pierrick Bonjean (comédiens) Yoann Boyer (danseur)
Et la participation de rêveurs, de chanteurs et de la chorale Afrimayé
A propos
Cette création fait suite à la résidence de travail de la Cie Lr à Rio de Janeiro (Brésil) proposée par l’Université UNIRIO avec 15 étudiants de Master et de Doctorat, en pleine période des élections présidentielles avec le résultat que l’on connait. La Cie est rentrée en discussion avec plusieurs représentants de peuples autochtones et ce spectacle leur donne aussi la parole dans un appel écologique plus large.
A notre retour à Marseille des histoire de murs. Certains tombaient quand d’autres s’élevaient. Les Marseillais rêvaient de murs…
Inventons ensemble d’autres mondes !
Cette création In situ s’est jouée pour la première fois au MUCEM, à Marseille le 30 mars 2019, une table ronde autour des transes et des rituels contemporains a prolongé la soirée.