FUSION est une performance improvisée créée par Stéphanie Lemonnier et Vladimir Perrin.
À partir d’un temps de rencontres, de débats, d’ateliers ou de conférences, les deux artistes proposent une forme performative en clôture de journée, entre théâtre physique, poésie, improvisation et composition instantanée.
Présents tout au long de l’événement, ils récoltent matières, paroles, gestes, tensions, images et impressions. À partir de ces fragments, ils élaborent une partition scénique éphémère qui restitue, transforme et réinvente ce qui a été traversé collectivement.
Chaque performance est unique et s’adapte au contexte, aux espaces et aux personnes présentes. FUSION ouvre un espace de résonance sensible et joyeux, où se croisent pensée, corps, langage et imaginaire.
Le travail de Stéphanie Lemonnier et Vladimir Perrin s’appuie sur une pratique commune de la performance et de l’improvisation, laissant une place essentielle à l’accident, à l’écoute et à l’émergence de nouvelles formes de relation. Leur collaboration interroge les liens entre création artistique, recherche, transmission et expérience collective.
Biographie :
Vladimir Perrin – Pluri-Acteur ou Acteur Pluridisciplinaire.
Il commence par une formation d’acteur au Conservatoire National Régional de Nice. Puis il participe à des workshops avec de prestigieux artistes, tels que Fadhel Jaïbi, Redjep Mitrovitsa, Frédéric Fisbach, Julie Recoing, Kristin Scott Thomas, Marion Lévy, Nina Dipla et Ralph Jaroshinski.
Vladimir fonde la Compagnie Vova en 2023 et met-en-scène son solo Et les orques entrent dans le théâtre sur la violence masculine, programmé au KLAP Maison pour la Danse en mars 2025. Il co-crée PréPARADE en 2022 pour la compagnie L’autre Maison au théâtre Joliette pour le festival de Marseille. Il intervient comme pédagogue en milieu scolaire, carcéral et hospitalier avec La Filature de Mulhouse, La MAC de Créteil, La Criée Théâtre National de Marseille, La Comédie de Valence.
Il est représenté comme acteur par l’agence Time Art à Paris et l’agence Kuranda à Madrid. En 2023, il tourne pour Jérôme Salle, Audrey Estrougo, Oriol Paulo et Rodrigo Sorogoyen. Il travaille aussi comme interprète avec Sophie Botte, Frédéric Deslias, Vera Martynov, Francesca Ziviani, La compagnie Passages, La compagnie Alter Ego X.
“Assemblées de futuristes – Les futurs désirables des enfants marseillais” est un projet d’éducation artistique et culturelle invitant les enfants à imaginer collectivement des futurs désirables à travers des jeux d’écriture ludiques et poétiques, des ateliers de conversations sur des thèmes précis et une création sonore.
Durant un stage de 5 jours, les participant·e·s deviennent auteur·rice·s, interprètes et créateur·rice·s d’une Assemblée de futuristes. À partir de protocoles ludiques (jeux de questions, création d’êtres hybrides mi-humain·e·s mi-animal·e·s ou mi-végétaux, cartographies de villes nouvelles…), ils et elles élaborent des nouveaux récits, débattent, inventent des lois pour demain et expérimentent une prise de parole collective.
Le projet développe l’imaginaire, la coopération et l’esprit critique tout en initiant les enfants aux langages du spectacle vivant (voix, mise en espace, écoute, création sonore en direct).
La restitution publique prend la forme d’une Assemblée de petits futuristes performative ouverte aux familles et aux habitant·e·s.
Stéphanie Lemonnier s’immisce dans nos imaginaires poétiques et politiques pour réinsuffler des utopies désirables. Humblement, elle se dessine une place d’anthropoète et se glisse dans cette chambre d’échos, au bord d’un monde. La relation, comme nouvelle forme d’écologie politique, est au cœur de son travail de recherche.
Une femme part dormir au creux de la forêt amazonienne puis de la mangrove du Gabon pour écouter ses rêves. Elle fait face à la mort et accueille ses bouleversements. Une méduse, une enfant aux longs cheveux noirs, un figuier étrangleur viennent habiter son ventre et son visage s’irrigue a nouveau. S’ensuit une profonde métamorphose.
elle ne connaît pas encore la pleine capacité d’accueil de son ventre
La perspective d’une anthropologie littéraire permet ici d’aborder les phénomènes de transe selon des écritures croisées : poétiques, historiques, théâtrales, philosophiques, ethnologiques, et d’en ouvrir quelques lignes de compréhension essentielle Stéphanie Lemonnier : Le théâtre contemporain, transe et rituel ou comment fabriquer du commun,
Nous ne sommes rien : c’est ce que nous cherchons qui est tout. Friedrich HöldeRlin, 1973, Hypérion
La Compagnie Lanterne rouge développe à Madagascar un projet de création et transmission artistique en partenariat avec ABC domino et l’Alliance Française de Tuléar, soutenu par l’Institut Français.
Ce projet mêle théâtre, danse, musique et ateliers éducatifs auprès d’élèves et d’enseignant·e·s pour :
Renforcer l’expression orale et la confiance en soi,
Explorer les identités individuelles et collectives,
Ouvrir des espaces de débat sur des thèmes de société,
Créer un festival itinérant, le Sud Mada Festival, valorisant artistes locaux et créations scolaires.
Le Ministère des possibles est un projet artistique et politique porté par une compagnie qui imagine et met en scène des ministères fictionnels afin d’ouvrir des espaces de réflexion sensible autour des enjeux contemporains. À la croisée de la performance, de la poésie et de l’engagement citoyen, ces formes invitent à repenser collectivement les notions de démocratie, de transmission et de communs. Déployé dans des contextes variés, artistiques, éducatifs et participatifs, le projet s’incarne notamment à travers des actions menées auprès de différents publics, comme en milieu scolaire avec des initiatives telles que Place Publique. Chaque ministère devient ainsi un terrain d’expérimentation, où la parole performative et l’imaginaire politique se rencontrent pour interroger et réinventer nos manières de faire société.
Les ministères ouverts à ce jour sont :
Ministère de l’accueil de tout le monde — Vieux-Port de Marseille, invitation Ville de Marseille (12 mai 2018)
Ministère de l’écoute et de la valorisation de la cause animale — Galerie Aix, Aix-les-Bains, invitation de l’artiste Cyrille André (3 juin 2019)
Ministère de l’acceptation et de l’intégration des cultures issues de l’immigration — invitation Mairie des 15/16 de Marseille, festival 15-16 Art, École de la Deuxième Chance (19 novembre 2019)
Ministère de la défense des petits peuples (lutins, farfadets, elfes…) — Département de l’Isère ( 20 juin 2020)
Ministère de l’éducation populaire — Grandes Tables de la Friche, journées nationales de l’éducation populaire, Ville de Marseille (5 décembre 2025)
Ministère de la poésie — Festival Poésia, La Factorie – Maison de poésie de Normandie (30 mai)
REVERS est une création de la Compagnie Lanterne Rouge, co-écrite et développée en collaboration avec Patrick Mangold, avocat et magistrat, autour des questions de justice, de ses représentations sensibles et de la santé mentale et émotionnelle des avocats en pénal.
La justice, l’accès à la justice, est indispensable dans un État de droit. Mais elle est souvent un espace de combat, un endroit où la stratégie et la rigidité du droit l’emportent sur l’humain. C’est une grosse machine qui peut broyer et déshumaniser. Et pour l’avocat, il n’est qu’une seule passion : défendre.
Mais, comment traverse-t-il cela tout au long de son parcours de vie ? Cette création est un conte poétique, celui d’un homme, avocat, qui n’arrive plus à exercer son métier et qui regarde la société et ses rouages avec une sensibilité toute fraîche. Il revêt dans ses rêves la cape du héros, mais c’est pour mieux trébucher, puis se relever, puis trébucher… Il regarde le monde de nouveau avec les yeux de l’enfant qu’il n’a pas pu être.
Entre texte et danse, ce spectacle questionne le rôle de l’avocat face au monde de la justice.
Forme : spectacle Durée : 1h Public : tout public dès 12 ans Jauge : 200 personnes Interprètes : 2 Espaces : intérieur
Avec le soutien de : La Grange de Dorigny – Centre / Arts et Sciences UNIL Le ZEF – Scène nationale de Marseille Les Hivernales, Le Vortex.
Stage intensif et immersif invitant chaque participant.e à affiner ou poser les bases d’une création In Situ en cours ou à venir. Nous composerons également une forme collective pour paysage.s.
Ce stage est ouvert aux acteurs, danseurs, circassiens, plasticiens, artistes, amateurs, chercheurs de tous bords et de tous poils engagés dans leurs pratiques.
Du 10 juillet au 17 juillet 2026
« Nous ne sommes rien: c’est ce que nous cherchons qui est tout.» Friedrich Hôlderlin, Hypérion
N’oublions pas que la joie est une réponse subversive, elle nous réunit, nous rend fort.e, belles et beaux.
Objectifs du stage
Stéphanie Lemonnier, accompagnée de Patrick Mangold, proposent un nouveau stage d’exploration du 10 au 17 juillet 26, soit 6 jours intensifs et 7 nuits dans une magnifique maison au milieu des champs en plein coeur de la Lozère.
Stage professionnel immersif invitant chaque participant.e à affiner ou poser les bases d’une création personnelle In Situ en cours ou à venir. Cette création peut être un texte, un chant, une poésie, une danse, une partition pour paysage… présentée en solo, duo…
C’est une création mûrie d’une longue réflexion et déjà présentée ou un travail récent et inachevé, c’est à vous de choisir. Nous ouvrirons le stage par la présentation individuelle de ces partitions, puis nous affirmerons et affinerons ce travail tout au long du stage. Ce travail est présenté en fin de stage.
Nous élaborerons également une partition collective pour paysage.s sur un thème et un paysage choisi collectivement ( champ, sous-bois, rivière, grange, vallon…) que nous présenterons également en fin de stage.
Tous les participant.e.s seront accompagné.e.s tout du long du stage avec des outils spécifiques en fonction de leurs propositions, écriture, jeu, mise en scène, dramaturgie, costume, scénographie, danse, choix des espaces, exercice de relaxation…
Oublier son corps sans le brider, lui redonner pleinement sa place, s’accepter en conscience dans ce présent et cet espace, retrouver son pouvoir créateur tout en se laissant traverser par un texte, une danse, un chant…
Nous aborderons des pratiques de Hatha yoga, de Pranayama, des improvisations dansées en nature (champs, rivières, sous-bois…) issues de la composition instantanée, du mouvement authentique, de la danse Butô, de techniques vocales, de pratiques théâtrales et performatives, nous travaillerons également des chants issus de différentes traditions.
Ces processus simples libèrent nos émotions et nous connectent à nous-même pour « laisser faire » et ne pas jouer. Simplement, être.
En soirées des rituels seront proposés au bord du feu dans les champs de la Margeride.
« Le réalisme est peut-être le moyen qui convient le moins pour comprendre et décrire les incroyables réalités de notre existence. »
Ursula K le Guin, le langage de la nuit
Info et réservation : Stéphanie : 06 71 00 96 78
Patrick Mangold,
performeur en danse, pédagogue et avocat conseil. Il a une pratique corporelle régulière, notamment en lien avec la percussion et le rythme. Depuis 2014 il travaille en Suisse et en France, avec plusieurs compagnies, et accompagne des créations en tant que metteur en scène et pédagogue. En 2018 il fonde la Compagnie ADES et présente sa première création, DORESU, avec le soutien du Théâtre Sévelin 36, dans le cadre des Quarts-d’heures de Sévelin et de Cité danse à Grenoble. Il présente en décembre 2021 sa création REVERS, autofiction sur la place des émotions dans le travail d’avocat, co-produite par la Grange de Dorigny et mise en scène par Stéphanie Lemonnier.
Patrick Mangold suit le travail de Stéphanie Lemonnier depuis plus de 10 ans en participant à ses stages et en l’invitant à travailler sur ses créations.
Stéphanie Lemonnier,
poète, performeuse, metteuse en scène, elle déploie ses recherches autour du théâtre physique et de l’anthropologie théâtrale. Elle accompagne plusieurs compagnies notamment la Cie Lr-Lanterne Rouge. Elle défend avant tout le plaisir et la joie du mouvement et du verbe, revendications politiques essentielles dans ces époques troubles. Elle engage une réflexion sur le lien entre états modifiés de conscience, le travail de l’acteur-danseur-performeur et les récits-fictions de soi qui posent les fondations individuelles et sociales. Elle part dormir au creux de la forêt Amazonienne puis dans la Mangrove du Gabon et participe aux rituels de passages des peuples Shuars, Quechuas et Fang. Le conte initiatique Dans mon ventre il y a une forêt est son premier texte publié et s’appuie sur ses récoltes de rêves en forêts. Ses créations sont toutes inspirées des rencontres faites lors de ses voyages et des changements essentiels de paradigmes qui s’ensuivent.
Elle est lauréate de la bourse d’écriture Écrire pour la rue 2022 Association Beaumarchais-SACD pour son second texte SHIFT, qui sera publié fin 2023. SHIFT est une performance poétique adaptée in situ, pour espaces non dédiés & paysages, où le public est muni d’un dispositif sonore immersif l’invitant à plonger dans la porosité des mondes, entre réalité et fiction, à travers quatre personnages…C’est un voyage à travers nos « je » multiples, humain·e·s et non humain·e·s. Elle est invitée à donner de nombreux laboratoires en tant qu’autrice-poète et metteuse en scène en France et à l’Étranger, Tunisie, Bolivie, Équateur, Brésil, Madagascar…
« On enferme les gens dans la langue si on considère qu’il y a une seule bonne façon de parler si on efface les autres manières de parler. » Philippe Blanchet
Le projet #balance-tes-languesdonne la parole à des collégiens et à des lycéens pour les amener à créer une langue poétique lors d’ateliers d’écriture animés par l’association Les Mots voyageurs avecNoëlle Mathis, en vue d’une création lecture publique accompagnée et élaborée par le Cie Lr. Le projet se déroulera avec une classe de 4ème du collège Vieux Port accompagnée par l’enseignante de français Mme Barone-Carpentey et une classe de seconde du lycée général et technologique Victor Hugo accompagnée par l’enseignante de français Mme Delphine Eyraud. Le projet se propose de mener de front divers objectifs complémentaires, entrelacés dans les différentes pratiques qui seront éprouvées dans les ateliers : donner le goût de l’écrit à des élèves pour qui écrire signifie très souvent être en difficulté et en situation d’échec, leur permettre ainsi de se réapproprier l’écrit comme un lieu de création possible et de développement personnel avec l’aide d’intervenants professionnels de l’écriture ; redonner goût et confiance en soi, valoriser la parole des adolescents, grâce à la réécriture au plateau qui fera de cette parole écrite le point de départ de l’élaboration d’un spectacle collectif, multi-langue et polyphonique, avec une mise en voix et en corps des textes produits ; donner goût à la lecture des textes par une pratique de l’écriture nourrie de textes contemporains issus de la scène contemporaine et de la poésie contemporaine ; travailler la liaison collège/lycée et ce rituel de passage avec des échanges entre les deux structures ; et enfin, proposer un parcours du spectateur aux familles et aux adolescents.
Nous avons mis en place deux parcours identiques au collège et au lycée. Nous avons proposé des ateliers d’écriture de deux heures dans chaque établissement, avec un travail de la langue plurielle à partir d’œuvres littéraires contemporaines variées (Rebotier, Salvaire, Sarraute, Richter, Mouawad, Vessas…), un travail sur le lexique et le répertoire de langues des élèves, sur la variation linguistique et la traduction d’un registre à l’autre des langues des élèves, la mise en dialogue des textes écrits par les élèves avec les travaux du sociolinguistique Gasquet-Cyrus avec une rencontre prévue pour engager une discussion-débat. Puis, nous proposerons aux élèves sur la base du volontariat de participer à des séances d’atelier théâtre/lecture à voix haute afin de mettre en corps et en voix ce travail initial. Et pour cela un partenariat avec Radio Grenouille s’est mis en place autour de la question de l’oralité des langues. Nous proposerons des temps de répétition de la lecture en amont des lectures publiques afin que les collégiens et les lycéens se rencontrent. Nous souhaitons mettre en scène ces textes multi-langue et polyphonique pour mettre en avant ces langues urbaines et identitaires qui fleurissent autour de nous dans une urgence à dire, une urgence à être, une urgence à exister. L’espace des lectures sera l’espace de la revendication et de l’affirmation pour ces jeunes trop souvent en mal de reconnaissance.
Distribution
Partenaires : ADOSEN – Crédit Mutuel FONDATION pour l’Illettrisme – Radio Grenouille – CIPM – Département – Région – Lycée Victor Hugo et Collège Vieux Port