poesie

Dans mon ventre il y a une forêt - Retour après exploration

Un projet proposé par la Cie Lr

avec

l’artiste performeuse et metteuse en scène  Stéphanie Lemonnier 

et

Yoann Boyer danseur

 

 

 

Distribution

Dans mon ventre il y a une forêt – retour après exploration est une lecture chorégraphique et déambulatoire avec audio guide proposée en parcs urbains, jardins, champs, forêts, bibliothèques…

C’est un parcours construit In Situ.
Cette création est accompagnée de chants traditionnels

 

Partenaire Festival Paroles d’arbres Arbories

  • Deux semaines de résidences d’écriture du 26 aout au 31 aout 2019 puis du 30 au 5 octobre 2019.
  • Première étape de travail/ ouverture publique au Festival Paroles d’arbres les 5 et 6 octobre 2019
  • Le festival Paysage-paysage et le Département de l’Isère dans le parc du jardin du Musée Hébert à Grenoble.
  • Programmation Festival Maelström fiEstival à Bruxelles au Théâtre Senghor.
  • Programmation Theatre(a)part à Avignon du 13 au 18 juillet 2020 Festival OFF d’Avignon

A propos

Dans mon ventre il y a une forêt – retour après exploration est une lecture chorégraphique et déambulatoire avec audio guide proposée en parcs urbains, jardins, champs, forêts, bibliothèques…

C’est un parcours construit In Situ. Cette création est accompagnée de chants traditionnels.

Dans mon ventre il y a une forêt – retour après exploration est un récit-retour d’expérience, à la fois réaliste et décalé, d’une occidentale après plusieurs voyages à la rencontre de peuples premiers et de leurs rituels initiatiques. Ce récit raconte ces longs moments seules au fin fond de la forêt Amazonienne, de la mangrove du Gabon et dans la jungle de Rio.

Cette création déambulatoire donnera à entendre à la fois les rêves qui ont traversé cette femme, sa relation décalée et parfois comique à la société occidentale dans laquelle elle vit et la relation écologique de ces peuples avec la forêt.

Ce texte raconte la longue métamorphose d’une femme, d’une occidentale, suite aux nombreux rêves initiatiques que la forêt lui a transmis, mais aussi comment cette femme devient animal, arbre et forêt. Le processus narratif part de l’intime et de l’individu pour aller vers une prise de conscience plus élargie ou tout est relié. Le rêve ici est regardé et écouté comme un espace de réalisation et de dévoilement intime qui nous raconte de façon poétique et parfois décalée notre relation à la société humaine et à notre environnement naturel sensible.

Le travail chorégraphique invite le public dans sa déambulation a regarder le paysage comme un ensemble vivant interagissant en permanence.

Le corps du danseur n’incarne pas le récit conté par la comédienne dans les audio guide, mais il incarne un corps en inter-relation sensible avec son environnement, les arbres, la terre, l’air, le vent, les animaux etc… Il invite par cela le public à se sentir lui-même appartenant au paysage dans une relation écologique nouvelle.

La chorégraphie est construite en lien avec le récit puis réadapté en relation avec chaque espace de déambulation.

Alors que s’ouvre à Paris à la Fondation Cartier la rétrospective de la photographe Claudia Andujar, qui a consacré son œuvre à la défense du peuple Yanomami, au Brésil, le leader indigène, Davi Kopenawa, alerte sur les nouvelles menaces :

« Vous détruisez les forêts parce que vous ne savez plus rêver. Quand vous rêvez, Vous ne rêvez que de vous-mêmes. »

Davi Kopenawa explique ici que nous rêvons tous de faunes et de flores mais que nous ne les traitons pas comme des sujets qui communiquent avec nous de ma même façon que les humains.

Dans cette création nous cherchons à modifier cette phrase un peu sentencieuse de David Kopenawa en invitant le public à redonner de la force à ses rêves, à ses imaginaires et à ses forêts intimes. Nous souhaitons ainsi déplacer nos perceptions et nos modes d’inter-action avec notre environnement sensible composé de l’ensemble de la faunes et de la flores et les considérer comme appartenant à cette grande famille du vivant.

« La question de comment une société régule son monde d’accès à l’invisible revêt une dimension écologique cruciale. Les régimes d’imagination, c’est à dire les modes de distribution des compétences imaginatives, sont des écologies de l’imagination. »

Charles Stepanoff Anthropologue« Voyager dans l’invisible » 2019

Dossier de création

Télécharger le dossier de création.

Photos

Infos pratiques

Durée : 60 minutes